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Enki Bilal

Enki Bilal est né en Yougoslavie en 1951, il s'installe en France dès l'enfance. Très jeune, il collabore au journal Pilote en y publiant sa première histoire. En 1975, il croise la route du scénariste Pierre Christin. Très vite, les deux hommes s'associent pour réaliser une collection d'albums fantastiques (la Croisière des oubliés, le Vaisseau de Pierre, la Ville qui n'existait pas, la Phalange de l'Ordre noir...). Par la suite, il se lance seul dans la publication d'album (la Trilogie Nikopol,1980-1992 ; la Femme piège, 1986) et travaille parallèlement sur les décors de la Vie est un roman (1983), film d'Alain Resnais. C'est également en 1983 qu'un album mythique sort: Partie de Chasse, Paris-Match, Télérama, Le Point, l'Express, Le Figaro, Le Matin, Le Monde en feront une critique dithyrambique.

En 1989, il tourne lui-même le film Bunker Palace Hôtel avant de réaliser Immortel en 2004.

Dix-sept ans après Bleu sang, cette série d'une dizaine de toiles peintes pour la galerie Christian Desbois, l'auteur dePartie de chasse éprouvé le besoin de relever un nouveau défi. En 2012 une série de quinze tableaux à l'acrylique avec des ajouts de pastels gras sur de grands formats a vu le jour. Baptisé Oxymore, cet ensemble pictural où l'artiste admet avoir «peint ses névroses» a fait l'objet d'une exposition itinérante. C'est surtout à Pékin que cette singulière démarche a le plus porté ses fruits. Exposé dans la galerie de Hadrien de Montferrand, spécialisé dans la mise en avant d'artistes chinois, le style de Bilal, son art figuratif puissant, a saisi de jeunes collectionneurs chinois, qui ignoraient tout de l'artiste. En Chine, Bilal est connu comme artiste, pas comme dessinateur de Bande dessinée . Les Chinois ont été touchés par son univers particulier à la fois poétique, oppressant, monstrueux et haletant.